super_heroes_home

ll peut y avoir un soleil à brûler les peaux les plus mates , quand je sors du cinéma, j'ai froid, je comate. Le spleen de fin de film à me refaire toute l'histoire dure plusieurs minutes voir jusqu'au soir, c'est comme écouter Radiohead, seul, dans le noir. La musique du générique avec tous ces petits noms qui défilent. Intermittents anonymes , je vous aime. L'odeur du siège poussiéreux ou des pieds du mec derrière moi. J'aimerais rester là pour toujours, à regarder des pirates , des serials-killer ou des histoires d'amour . Parfois je verse une petite larme parce que le héros meurt seul dans un pré au clair de lune."Non Joe , t'es pas seul , j'suis là moi. Prends mes pop-corn et mon Magnum au chocolat à 4,50 eurostu vas t'en sortir et courir la retrouver à l'aéroport. C'est pas à côté et t'as trois bastos dans le bidon mais t'es un bonhomme, tu vas y arriver". Le truc est bien foutu, à ce moment-là y'a toujours un morceau super triste au piano qui fait même chialer le molosse barbu devant moi qui se mord l'intérieur de la bouche pour que sa nana ne le capte pas.Il a une poussière dans l'oeil ou c'est la clim certainement . L'histoire s'empart de moi et sur le chemin du retour je me prends pour Dracula ou Spiderman. Malheureusement je suis végétarien, jai peur des araignées et porter un costume moulant, depuis Zoro au CM2, j'ai arrêté. La réalité s'impose par le bruit des bagnoles et les hurlements d'un clodo qui picole sa gnôle . Adieu Tarantino, Jarmusch et Dolan . Bonjour Casino, crottes de chiens et Mac Donald. Dans le tram, j'ai le blues. Je n'ai pas de supers-pouvoirs me permettant d'éliminer Batpuant qui vient s'assoire à mes cotés pour m'envoyer une super-boule de sueur en pleine face. Les vitres des magasins défilent, reflétant la  banalité et la normalité. Une baston éclate entre deux toxicos déchirés . Toute suite, là, j'aimerais être Buzz l'Eclair dans Toy Story ou m'enfermer avec mon chat dans mon studio Ghibli.