06 octobre 2017

Le festival de Khâgne

  Les chemises blanches parfaitement repassées défilent sur Arte, Un débat sur la littérature et la médiocrité, BHL clonés citant Céline à chaque allégorie, Si tu n’as pas lu Voyage au bout de la nuit à 30 ans, tu as raté ta vie,   « Écrire est une nécessité », Héritage familial qu’ils sont  contraints d’accepter, Et de toute façon « je ne sais rien faire d’autres », C’est pas de leurs fautes mais de celles des autres,   L’élite littéraire a le visage stéréotypé  d’une agence... [Lire la suite]
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30 août 2017

Le courage ne crie pas toujours (1)

  « Le courage ne crie pas toujours. Parfois, il est la petite voix qui te chuchote à la fin de la journée : J'essayerai encore demain. »   Emily Dickinson     Je suis assis à table, la gorge sèche. Mon dos me fait mal, comme toujours. J’ai l’impression d’être né avec une paire de ciseaux entre les omoplates.  Elle a mis tout l’après-midi à préparer le festin mais je n’ai pas faim. Dans quelques minutes, il arrivera. Généralement vers vingt heures. Elle allume la télé pour créer une... [Lire la suite]
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10 août 2017

Chaque soir est un vendredi soir

      Je ne sais pas quand toute cette merde a commencé mais elle risque de se terminer bientôt. Peut-être à tes 14 piges. Le premier verre de Gin, mi - gazeux, mi – Pétrole Hahn ou plus tard lors d’une mauvaise rencontre avec ce mec plus enclin à se faire des lignes de coke qu’à te dire « je t’aime ». Depuis, le rituel est organisé rigoureusement chaque soir comme un gourou emmène ses fidèles au suicide, lentement sans que tu ne réalises avoir une pelle en forme de bouteille entre les mains et qu’à... [Lire la suite]
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15 juillet 2017

Super-Spleen

ll peut y avoir un soleil à brûler les peaux les plus mates , quand je sors du cinéma, j'ai froid, je comate. Le spleen de fin de film à me refaire toute l'histoire dure plusieurs minutes voir jusqu'au soir, c'est comme écouter Radiohead, seul, dans le noir. La musique du générique avec tous ces petits noms qui défilent. Intermittents anonymes , je vous aime. L'odeur du siège poussiéreux ou des pieds du mec derrière moi. J'aimerais rester là pour toujours, à regarder des pirates , des serials-killer ou des histoires d'amour .... [Lire la suite]
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11 mai 2017

Fast-food, fast-fuck

  Le macadam jonché de Big Mac en décomposition, Terrain de jeu macabre de la prostitution, Le Mac tape sur son Mac, Z’yeutant les camés du tarmac, Les talons aiguilles abîmés, Se cassent dans l'abîme de la perversité,  Les bagnoles de frustrés ralentissent, Odeurs de gnôle et de syphilis, Quelques mots échangés et la vitre remonte, Exit le respect, l’empathie ou la honte. Le billet glisse dans son sac à main, Il glissera en elle sans savoir d’où elle vient. Déjà la porte claque, Comme une gifle en pleine... [Lire la suite]
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24 avril 2017

Le monde part en sucette

  Le monde part en sucette, Marine épouse Gilles de la Tourette.   Donald devient président des Etats-Désunis, Un papillon se pose sur l’épaule de David Bowie.   Il pleut du gaz sur des gamins en Syrie, Météo France n’avait pas prévue autant de barbarie.   Bob Dylan reçoit le prix Nobel de Littérature mais se tait, Bob l’éponge devient président de la Tchétchénie, Il assassine Patrick, l’étoile de mer gay, Mieux vaut être un mollusque hétéro à Grozny.   Les français organisent une soirée... [Lire la suite]
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29 mars 2017

Les étoiles filantes tombent parfois dans les trains

    Le train caresse les villes endormies,De mon siège, le monde défile au ralenti,Le ciel gris pleure sa mélancolie sur une succession de prés trop verts.Les pylônes arrogants, témoins sans parole,Du suicide orchestré de l’humanité.Le wagon pue la bouffe réchauffée,Une première classe sans paumés contre le radiateur.Place 145,La brioche plastiqueuse glisse dans son gosier.Elle bouquine sur une liseuse froide,Frigide de la tendresse du papier.Une gare, encore une.Les fourmis descendent en talons aiguilles,Disparaissant... [Lire la suite]
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06 mars 2017

Tôt ou tard

    Le noir de la nuit caresse son bleu de travail, Un bleu foncé collé  à l’âme, La routine étouffante du trajet, Sur ce chemin appris par cœur, Sans rancœur, ni regret, Sans « peut-être », sans fleurs, Petit Poucet aux pouces usés, Semant de l’amertume sur le bitume mouillé, Saint - Jacques de Compostelle, Jonchées de merdes pastelles, Composter son ticket de bus, Taxer une clope à un clodo russe, Les mains dans les poches, Des poches sous les yeux, Une gamelle tiède dans son barda, ... [Lire la suite]
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23 février 2017

Miran et l'orange sucrée

  L’orange trop mûre roule sur le sol crasseux. Il l’a ramasse avec précaution, essuyant le regard des autres passagers, qui, moqueurs, retournent à leurs smartphones. Comme un diamant précieux, il nettoie le fruit noirci et le place délicatement au fond de son sac à dos noir. C’est l’heure de pointe dans le Tramway A. Ça jacasse sur le film qui passait hier soir à la télé. Il est questions de flingues, de mafia et de trahison. Il observe le monde se mettre en marche au petit matin. Des collégiens aux dents métalliques... [Lire la suite]
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21 janvier 2017

Animal lecteur

  Devant le miroir de l'aube ,                                   Les yeux dans les yeux, comateux,              L'autre me devisage,                                     Naïveté ensevelie sous l’ombre d’un visage buriné ,                            ... [Lire la suite]
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